Crise écologique: pourquoi se sent-on coupable?

Évènement

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Face à l’urgence écologique, nous sommes confronté·es à une avalanche d’injonctions et d’informations parfois contradictoires. D’un côté, des alertes toujours plus alarmantes sur l’état de nos écosystèmes; de l’autre, le sentiment diffus que nos moyens d’action restent insuffisants. Entre les deux s’installe une idée largement partagée: celle d’une responsabilité individuelle face aux catastrophes écologiques. 

Entre eco-shaming, injonctions morales et dénonciation d’une prétendue «écologie punitive», les affects – culpabilité, peur, honte, colère – occupent aujourd’hui une place centrale dans les débats sur la crise écologique. Loin d’être anecdotiques, ces émotions sont de plus en plus instrumentalisées dans l’espace politique et médiatique, tant pour mobiliser que pour disqualifier les enjeux environnementaux. 

Intervenant·es 

  • Louis Droussin, doctorant en sciences politiques à l’Université de Namur. Engagé de longue date dans les luttes écologistes, il est passé par plusieurs collectifs, dont Code Rouge, depuis les marches pour le climat de 2018-2019. Il interrogera les conditions permettant de remettre le climat à l’agenda politique.
  • Kimberley Vandenhole, doctorante à l’ULB et l’UGent, membre associée de l’Institut interfacultaire des transformations socio-écologiques à l’ULB. Elle abordera les phénomènes environnementaux à partir d’une perspective socio-politique, avec un intérêt particulier pour les questions de moralité, les discours environnementaux et les transformations sociétales qu’ils produisent.
  • Matthieu Wieser est chercheur indépendant. Il a récemment publié une analyse Écologie. Pourquoi se sent-on coupable ?, disponible sur le site de Culture & DémocratieCe qui intéresse ici Matthieu Wieser, c’est la persistance d’un sentiment de culpabilité. De quoi est-il le nom ?

Les intervenant·es croiseront approches politiques, sociologiques et philosophiques. L’occasion de mettre en débat les ressorts émotionnels et politiques de la culpabilité écologique, et d’ouvrir un espace de réflexion collective, suivi d’un temps d’échange avec le public. 

Comment se construit la culpabilité écologique? À qui profite-t-elle? Quels effets produit-elle sur l’engagement citoyen, les mouvements sociaux et les priorités politiques? Comment penser une écologie émancipatrice qui ne repose pas uniquement sur la mise en responsabilité individuelle? 

 

Infos pratiques

  • Évènement gratuit
  • Sandwich offert sur inscription
  • La rencontre, organisée par l’APMC-Smart et Culture & Démocratie, sera suivie d’un temps d’échange avec le public.

L’Association Professionnelle des Métiers de la Création (APMC) est une asbl créée en 2012 à l’initiative de Smart. Sa mission est de publier et diffuser des analyses, organiser des ateliers, débats et tables rondes dans une perspective d’éducation permanente. Elle bénéficie pour ce faire d’une subvention accordée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les politiques de l’emploi, l’économie sociale, les politiques culturelles, la sécurité sociale, la défense des travailleur·ses autonomes…figurent parmi les thématiques traitées. Lire les publications de l’APMC.

 

Culture & Démocratie est une association d’éducation permanente basée à Bruxelles, qui mène un travail de recherche et de réflexion sur l’articulation entre culture et démocratie, et sur la dimension culturelle des droits humains. Ces travaux donnent lieu à différents échanges et publications, certaines en version imprimée, et d’autres exclusivement en ligne.

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